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La plupart des femmes atteintes d'endométriose,
savent ce que signifie "avoir mal".
Malheureusement, peu savent calmer ces douleurs. Lors
des essais médicamenteux par lesquels nous
passons, beaucoup ont utilisé des traitements
variés, tels que l'aspirine, le paracétamol,
le tynelol. Ces médicaments calment la douleur
en réduisant la sensibilité du corps
à la douleur.
Certaines sont habituées aux médicaments
de la classe des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Les plus courants sont l'ibuprofène (Advil),
le sodium naproxène (Aleve, Apranax), ou l'acide
mefénamique (Ponstyl). Ces médicaments
peuvent s'avérer efficaces pour calmer la douleur
et l'inflammation, mais ils doivent être pris
correctement. Or, trop souvent, les femmes qui se
voient prescrire ces anti-inflammatoires n'ont pas
été informées sur la façon
de les prendre. Et évidemment ça n'a
pas d'effet !
On pense que la plus grande partie des douleurs liées
à l'endométriose, et particulièrement
pendant les règles, est due à une inflammation
qui peut être déclenchée en partie
par un taux élevée de mauvaises prostaglandines.
Les prostaglandines sont des hormones produites par
les cellules de nombreux organes du corps. Elles peuvent
être bénéfiques (augmentation
des défenses immunitaires, blocage de l'inflammation,
relâchement des muscles, etc.) ou nuisibles
(inflammation, contraction des muscles, augmentation
de la douleur etc.). La mauvaise nouvelle c'est qu'il
est prouvé que les femmes atteintes d'endométriose
produisent en excès la prostaglandine appelée
PGE2, qui peut être à l'origine des inflammations,
des douleurs, et des contractions utérines.
A priori, les anti-inflammatoires non stéroïdiens
semblent être un bon choix pour soulager ces
douleurs menstruelles car la plupart d'entre eux agissent
en bloquant la production de toutes les prostaglandines.
Le résultat attendu est une baisse de la douleur,
des gonflements, et de l'inflammation.
Cependant, parce que ces anti-inflammatoires fonctionnent
en stoppant la production des prostaglandines qui
elles-mêmes causent la douleur, ils doivent
être pris impérativement avant que ces
hormones soient produites. En d'autres termes, on
doit commencer à prendre des anti-inflammatoires,
au moins 24 heures avant d'avoir mal. Si on attend
que la douleur arrive, ils ne pourront plus bloquer
la production des prostaglandines, et ne soulageront
pas la douleur.
Donc, si vous utilisez des anti-inflammatoires pour
des douleurs ovariennes ou menstruelles, il est recommandé
de commencer à les prendre au moins 24 heures
avant la date théorique de l'ovulation ou d'arrivée
des règles.
Par ailleurs, pour qu'ils soient efficaces, il est
important de prendre ces anti-inflammatoires non stéroïdiens
régulièrement toutes les 6 heures afin
qu'aucune prostaglandine ne soit libérée.
Un autre avantage de ces médicaments est qu'ils
font diminuer le flux menstruel.
Il y a plusieurs types d'anti-inflammatoires (…).
Il est difficile de prédire lesquels seront
efficaces pour une personne en particulier, donc il
vaut mieux en essayer 2 ou 3 différents. Si
vous en avez utilisé un qui ne marchait pas,
peut-être ne l'avez vous pas pris correctement
? Ca peut valoir le coup de réessayer en le
prenant bien avant l'arrivée de la douleur.
(…)
La chose la plus importante à se rappeler
c'est que contrairement aux analgésiques, les
anti-inflammatoires ne soulagent pas une douleur déjà
présente. Ils bloquent la production de prostaglandines
donc doivent être pris avant et toutes les 6
heures.
Comme d'autres médicaments, ils peuvent avoir
des effets secondaires, certains sévères.
Parce que ces anti-inflammatoires bloquent la production
de toutes les prostaglandines, ils bloquent aussi
les "bonnes" prostaglandines, et notamment
celles qui protègent notre estomac des acidités
causées par ces mêmes anti-inflammatoires.
Les effets secondaires les plus courants incluent
des nausées, des vomissements, des diarrhées,
jusqu'à des ulcères de l'estomac. Pour
éviter l'irritation de l'estomac, ils doivent
être pris pendant les repas. (…)
Si vous devez prendre des anti-inflammatoires non
stéroïdiens, demandez bien quels sont
les effets secondaires à votre gynécologue
ainsi que les interactions médicamenteuses
possibles à éviter.
Pour finir, il est peut-être important de rappeler
que les "mauvaises" prostaglandines peuvent
aussi être contrôlées en partie
par un régime adapté. En éliminant
les graisses animales, la caféine, l'alcool
et en ajoutant à son régime, de l'huile
de poisson, de l'huile d'olive, cela peut favoriser
l'augmentation des "bonnes" prostaglandines
et réduire les "mauvaises" prostaglandines.
Si vous ne pouvez ou ne voulez pas prendre d'anti-inflammatoires,
cela peut valoir le coup d'essayer.
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References: